Et si votre médicament vous soignait vraiment ? L’Association Bon Usage du Médicament et ses membres s’y battent chaque jour

2 juillet 2026

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Résumé

Le mauvais usage du médicament cause chaque année en France 10 000 décès et 130 000 hospitalisations, alors que 45 à 70 % de ces accidents sont évitables. Face à ce constat, l’Association Bon Usage du Médicament réunit médecins, pharmaciens, patients, industriels et éditeurs de logiciels autour de solutions concrètes. Au coeur de leur démarche : la règle des 5B (bon patient, bon médicament, bonne dose, bonne voie, bon moment), socle incontournable de la sécurisation du circuit du médicament. Parmi les outils les plus efficaces pour y parvenir, la PDA (préparation des doses à administrer) réduit drastiquement les erreurs médicamenteuses, notamment en EHPAD. C’est précisément la mission qu’Oréus, membre de l’association, traduit en solutions technologiques concrètes depuis plus de 20 ans. Et demain ? La sobriété médicamenteuse, prescrire moins mais mieux, s’impose déjà comme le prochain grand défi de santé publique.

Chaque année en France, 45 à 70 % des accidents médicamenteux sont évitables. Derrière ce constat, une association et ses membres, dont Oréus, ont décidé d’agir.

Mauvaise dose, mauvais moment, mauvaise interaction. Le médicament est fait pour soigner, mais mal utilisé, il peut devenir un danger. En France, des centaines de milliers de patients en font chaque année l’expérience, parfois au prix de leur vie.

Ce n’est pas une fatalité. C’est ce que répète, inlassablement, l’Association Bon Usage du Médicament, et ses membres s’y emploient chaque jour avec une conviction : le problème n’est pas le médicament lui-même, mais la façon dont on l’utilise.

Un problème de santé publique qui tue dans l’ombre

Les chiffres sont vertigineux et pourtant peu connus du grand public.

décès par an liés à la iatrogénie médicamenteuse en France [1]

hospitalisations annuelles dues à un mauvais usage du médicament [1]

journées d’hospitalisation évitables chaque année [2]

de ces accidents pourraient être évités avec les bons outils [1]

Pour mettre ces chiffres en perspective : les accidents médicamenteux tuent 3 fois plus que les accidents de la route.[2] Et dans 45 à 70 % des cas, ces drames étaient évitables. C’est précisément ce scandale silencieux qui a motivé la création de l’Association Bon Usage du Médicament.

La iatrogénie médicamenteuse désigne les effets nocifs causés par un médicament utilisé de façon inappropriée. Elle touche tout le monde, mais frappe particulièrement les personnes âgées souvent polymédiquées. Un patient de plus de 80 ans reçoit en moyenne 108 boîtes de médicaments par an, contre seulement 16 pour les 18-30 ans.[3] Au-delà de 5 médicaments simultanés, le risque d’interaction dangereuse explose.

« Le problème n’est pas le médicament. Ce sont des professionnels experts qui l’utilisent, mais le système manque de coordination, d’interopérabilité, et d’outils adaptés. »

Éric Baseilhac, président de l’Association Bon Usage du Médicament [4]

L’Association Bon Usage du Médicament : quand toute la chaîne se parle

Née en 2017, l’Association Bon Usage du Médicament part d’un constat simple mais radical : le médicament traverse de nombreuses mains avant d’arriver au patient. Et chaque maillon de cette chaîne peut être source d’erreur ou de solution.[5]

L’originalité de l’association tient dans sa composition. Elle ne regroupe pas uniquement des médecins ou des pharmaciens, mais tous les acteurs concernés, autour d’une même table :

  • Médecins généralistes et spécialistes
  • Pharmaciens d’officine et hospitaliers
  • Infirmiers et kinésithérapeutes
  • Associations de patients
  • Assureurs et mutuelles
  • Acteurs médico-sociaux (EHPAD…)
  • Industriels du médicament
  • Éditeurs de logiciels de santé

Cette pluralité est sa force. L’association ne produit pas des recommandations théoriques : elle confronte les réalités du terrain, identifie les points de rupture dans le circuit du médicament, et propose des solutions concrètes.[5]

Le circuit du médicament : là où tout peut basculer

Du laboratoire à la prise du patient, le médicament traverse une longue chaîne. Chaque étape est une opportunité de bien faire ou d’échouer. La prescription, la dispensation, la préparation, le transport, l’administration : autant de maillons où une erreur humaine, une information manquante ou un outil inadapté peut avoir des conséquences graves.

La règle d’or recommandée par la Haute Autorité de Santé pour sécuriser ce circuit est la règle des 5B :[6]

Bon patient

Bon médicament

Bonne dose

Bonne voie

Bon moment

En apparence simple. En pratique, difficile à garantir à chaque prise, pour chaque patient, avec des traitements complexes, des personnes âgées polymédiquées, des équipes soignantes sous pression.

C’est ici que la technologie entre en jeu. Et que des membres comme Oréus prennent tout leur sens au sein de l’association.

Oréus, membre de l’Association Bon Usage du Médicament

Oréus, acteur de référence de la préparation des doses à administrer (PDA) depuis plus de 15 ans, a bâti toute sa mission autour de la règle des 5B. Son logiciel accompagne pharmaciens et établissements de santé dans la sécurisation du circuit du médicament, de la pharmacie jusqu’à l’administration en EHPAD.[6]

Concrètement : le logiciel assiste le remplissage des piluliers compartimentés avec un contrôle en temps réel par caméra HD, alerte en cas de médicament manquant ou mal placé, et trace l’intégralité du processus. Il est interopérable avec plus de 30 logiciels d’officines et d’établissements.[7] Résultat : l’erreur humaine, qu’elle soit liée à la fatigue ou à une distraction, est neutralisée avant d’atteindre le patient.

En rejoignant l’Association Bon Usage du Médicament, Oréus incarne la conviction que la technologie seule ne suffit pas : c’est la coordination de tous les acteurs qui transforme un outil en une vraie protection pour le patient.

Observance, polymédication, sobriété : les trois batailles du bon usage

L’observance, ou l’art de prendre son traitement vraiment

6 patients chroniques sur 10 ne prennent pas correctement leur traitement.[8] Mauvais horaire, dose oubliée, arrêt prématuré… Cette inobservance coûte à l’Assurance Maladie plus de 9 milliards d’euros chaque année, et génère des milliers d’hospitalisations évitables.[8]

L’enjeu dépasse la simple négligence. Pour un patient diabétique, un oubli de prise peut déclencher une crise. Pour un patient sous anticoagulants, une double prise peut être fatale. La PDA (préparation des doses à administrer) est l’une des réponses les plus efficaces : les médicaments sont préparés à l’avance, par temps de prise, dans des piluliers sécurisés. Le patient n’a plus à gérer seul la complexité de son traitement.

La polymédication, bombe à retardement silencieuse

En France, les personnes âgées de plus de 79 ans reçoivent en moyenne 108 boîtes de médicaments par an, contre 16 pour les 18-30 ans.[3] La polymédication (plus de 5 médicaments simultanés) est devenue une réalité pour des millions de Français.

Au-delà de 5 médicaments, les interactions deviennent imprévisibles. Les risques de chute, de confusion, d’insuffisance rénale ou cardiaque augmentent significativement.[9] La collaboration entre médecin traitant et pharmacien, au coeur des préconisations de l’Association Bon Usage du Médicament, est ici capitale. Le bilan partagé de médication permet au pharmacien de passer en revue l’ensemble des traitements avec le patient et de détecter ces bombes à retardement.[9]

La sobriété médicamenteuse, nouveau cap

La question n’est plus seulement « comment bien prendre ses médicaments ? », mais aussi « est-ce qu’on en prend vraiment trop ? » Le concept de sobriété médicamenteuse, résumé en « moins prescrire, mieux dispenser, mieux soigner », est devenu l’un des axes centraux du dernier forum annuel de l’association, ouvert par le ministère de la Santé.[10]

La sobriété médicamenteuse, c’est soigner mieux avec moins, pas se priver de soins. C’est réduire les prescriptions inutiles, les doublons, les traitements devenus obsolètes, pour recentrer l’attention sur ce qui compte vraiment : l’efficacité thérapeutique pour chaque patient.

10 préconisations concrètes pour changer les choses

L’Association Bon Usage du Médicament ne s’arrête pas au constat. Ses groupes de travail ont abouti à 10 préconisations concrètes, parmi lesquelles :[11]

Objectifs chiffrés : Fixer des cibles nationales de réduction de la morbi-mortalité à 5 ans

Collaboration med-pharma : Renforcer le binôme médecin traitant et pharmacien au quotidien

Éducation dès l’école : Intégrer le bon usage du médicament dans les cursus scolaires et entreprises

Interopérabilité : Connecter les outils numériques entre professionnels de santé

Référent médicament : Créer un référent dédié pour les patients âgés polymédiqués

Observatoire national : Mettre en place un suivi public et transparent du bon usage

Et demain ? Le bon usage du médicament comme enjeu de société

Le vieillissement de la population, la multiplication des maladies chroniques, la complexification des protocoles thérapeutiques : les prochaines années vont accentuer tous les défis du bon usage. En France, la convention médicale 2024-2029 a intégré pour la première fois des objectifs de réduction de la polymédication parmi ses priorités de santé publique.[12]

Mais la réglementation ne suffit pas. Ce qui change vraiment, c’est la mobilisation collective. Quand un pharmacien utilise un logiciel de PDA comme celui d’Oréus pour préparer les doses d’un résident d’EHPAD, quand un médecin et un pharmacien échangent en temps réel sur une ordonnance à risque, quand une association fédère tous ces acteurs autour d’une même ambition : c’est là que le médicament commence à vraiment soigner.

« Tous ensemble, il est possible d’améliorer le bon usage du médicament. »

Slogan de l’Association Bon Usage du Médicament [5]

Sources

  • [1]Pieros / Étude sur la iatrogénie médicamenteuse en France : 128 000 hospitalisations et 10 000 décès par an, évitables dans 30 à 70 % des cas. pieros.org
  • [2]Information Dentaire / Collectif Bon Usage du Médicament : iatrogénie responsable de plus de 10 000 décès (3x les accidents de la route), 130 000 hospitalisations et 1,3 million de journées. information-dentaire.fr
  • [3]Économie Matin / Assurance Maladie : les plus de 79 ans reçoivent en moyenne 108 boîtes de médicaments par an, contre 16 pour les 18-30 ans. economiematin.fr
  • [4]Le Quotidien du Pharmacien / Propos d’Éric Baseilhac, président de l’Association Bon Usage du Médicament, sur l’interopérabilité et la coordination. lequotidiendupharmacien.fr
  • [5]Association Bon Usage du Médicament (site officiel) : présentation de la mission, des membres et de la vocation de l’association. bonusagedumedicament.com
  • [6]Oréus (site officiel) : présentation du logiciel PDA et de la règle des 5B recommandée par la HAS. oreus.fr
  • [7]Oréus (site officiel) : interopérabilité avec plus de 30 logiciels d’officines et d’établissements, contrôle du remplissage en temps réel. oreus.fr
  • [8]Oréus / étude IMS Health-CRIP : 6 patients chroniques sur 10 n’observent pas leur traitement, coût estimé à plus de 9 milliards d’euros pour l’Assurance Maladie. oreus.fr
  • [9]Ameli.fr / Bilan partagé de médication : polymédication, risque iatrogénique accru chez les personnes âgées et rôle du pharmacien. ameli.fr
  • [10]Leem / Programme du 6e forum de l’Association Bon Usage du Médicament, juin 2024 : « Bon usage et sobriété médicamenteuse, moins ou mieux ? » leem.org
  • [11]Association Bon Usage du Médicament : les 10 préconisations issues des groupes de travail de l’association. bonusagedumedicament.com
  • [12]Assurance Maladie / Convention médicale 2024-2029 : 15 programmes d’actions prioritaires dont la limitation de la polymédication. ameli.fr

Fabrice ADANLESSOSSI d'oréus
Cet article a été rédigé par Fabrice d’Oréus

Chez Oréus, nous croyons qu’un médicament bien pris est un médicament qui soigne vraiment.

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